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Le burn-out parental un phénomène d’épuisement encore trop tabou

Le 11 septembre 2019
Le burn-out parental  un phénomène d’épuisement encore trop tabou
Un burn out dont on parle encore trop peu : Le burn-out parental

Il est très difficile d’avouer à nos proches mais aussi de s’avouer à soi-même que nous sommes dépassés, que nous craquons parfois et sommes dans un épuisement physique, psychique et émotionnel de par notre rôle parental.

Pourtant, même si nous sommes parents et heureux de l’être, nous avons tous nos faiblesses et nos fragilités et nos enfants viennent souvent nous questionner en ces endroits-là. C’est aussi sans compter la vie souvent intense que nous menons.

Alors, sans honte ni culpabilité il faut oser demander de l’aide et aller parler de ce qui se passe pour vous, poussez enfin la porte pour trouver ensemble des solutions.

Le travail en thérapie consistera tout d’abord à vous déculpabiliser et à accueillir pleinement  la souffrance qui est la vôtre.

Puis nous travaillerons les possibles changements, le cadre, les limites tout en respectant les vôtres.

Il sera aussi nécessaire de  ré-apprendre à prendre soin de soi :

- en parvenant à dégager peu à peu du temps pour soi : lecture, bain mais aussi,  juste ne rien faire, sortir avec ses amis/ies, avec son conjoint...tout ce qui semble à vos yeux « inutile » !

- en prenant conscience qu’il est important de prendre soin de soi pour pouvoir prendre soin des autres et donc de ses enfants.

- en apprenant à être bienveillant avec soi-même et accepter d’être par moments imparfaits.

 

« Cette phase d’épuisement est atteinte par le corps suite à une exposition à un état de stress continu, qui perdure dans le temps et qui finit par user toutes nos réserves d’énergie. Nous nous sentons alors submergées, dépassées par les événements et la capacité de notre corps à répondre efficacement à cette menace est très sérieusement compromise. Nous sommes à bout de nos forces physiques et émotionnelles."

Violaine Guéritault

«  la fatigue émotionnelle et physique des mères : le burn-out maternel"

Voici quelques indicateurs du burn-out parental

1.Épuisement physique et émotionnel

La mère ou le père en proie au burn-out  parental a épuisé l’ensemble de ses ressources intérieures mobilisées de façon prolongée pour faire face à une situation stressante. Elle/il n’a plus rien à donner en termes d’énergie physique, émotionnelle et psychologique.

2.Distanciation/ détachement

La mère ou le père en proie au burn-out  parental doit continuer à gérer la situation malgré son incapacité : elle/il va alors se distancier physiquement et émotionnellement du facteur de stress qui l’épuise (les enfants et les tâches domestiques en l’occurrence).

La mère, le père se détache pour moins souffrir et moins mobiliser ses ressources d’énergie (et ainsi préserver les quelques ressources qui lui restent). La distanciation/ détachement est réellement un mécanisme de survie.

3.Reniement des accomplissements passés, présents et futurs + déclin de productivité et d’efficacité

 Privés de forces et d’énergie, les parents en burn out perdent confiance en eux et en ce qu’ils font.

L’angoisse et le doute sont omniprésents et l’autocritique est sévère.

Cela se traduit par des signes qui doivent vous alerter tels que :

 

1. une grande fatigue,  le simple fait de penser à ce que vous devez faire avec vos enfants vous épuise déjà.

2. Vous vous dites que tout le monde y arrive sauf vous, vous pensez être un mauvais père ou une mauvaise mère et vous culpabilisez.

3. Vous rentrez chez vous avec appréhension.

4. Vous rencontrez des troubles du sommeil.

5. Vous avez perdu beaucoup de poids, ou pris beaucoup de poids.

6. Vous ne sentez pas que vous êtes en train de sombrer mais votre entourage vous alerte.

7. Vous avez la sensation de ne pas être entendue et/ou aidé(e) par votre entourage et en même temps vous avez du mal à demander de l’aide.

8. Vous ne ressentez plus aucun désir sexuel.

9. Vous vous isolez : vous n'appelez plus vos amis, vous refusez toute invitation, vous vous repliez sur vous même.

 

 

Le burn out n’est pas très loin quand vous pensez quotidiennement ou presque :

“Je n’en peux plus, je suis à bout, je rêve de tout plaquer…” .

 

Alors si vous sentez que vos comportements changent, que parfois vous ne vous reconnaissez pas, que les punitions, les fessés augmentent et que cela pourrait devenir de la maltraitance physique ou verbale, que votre colère peut vous submerger, prenez la meilleure décision qui soit,  pour vous et pour vos enfants et allez parler, juste dire que vous n’y arrivez pas. Vous serez reçu avec la plus grande bienveillance et dans une absence totale de jugement. Car dites-vous bien que cela peut arriver à n’importe qui.
Vous aurez, en poussant cette porte, déjà fait la moitié du chemin vers le changement et un mieux être.